Chroniques·Coin Littérature

Livre #9 – Moi, Simon, 16 ans, Homo-Sapiens.

Moi, Simon, 16 ans, Homo-Sapiens est un roman américain young-adult. Il a été écrit par Becky Albertalli et publié en 2015 en France.

 

Synopsis


Simon Spier, 16 ans, est gay. Personne n’est au courant. Les seuls moments où il est vraiment lui-même, c’est bien à l’abri derrière l’écran de son ordinateur. C’est sur un chat qu’il a « rencontré » Blue. Il ne sait pas grand-chose de lui. Simplement : 1. Ils fréquentent le même lycée. 2. Blue est irrésistible. 3. Il l’apprécie énormément. Simon commet alors une erreur monumentale : il oublie de fermer sa session sur l’ordi du lycée. Résultat ? Martin, un de ses camarades de classe, sait désormais qu’il est gay. Soit Simon lui arrange un coup avec sa meilleure amie, soit Martin révèle son secret à la terre entière. Problème réglé ? Pas si sûr. 

 

Le Verdict ;


Moi, Simon, 16 ans, Homo Sapiens est un roman qui a attisé ma curiosité lorsque je l’ai découvert par mégarde en recherchant un autre livre sur Internet. Si le titre sème un indice, le résumé (présent ci-dessus) en révèle les enjeux majeurs.  En effet, dans une ambiance scolaire, ce roman aborde le thème de l’homosexualité cachée chez l’adolescent dans une société où la tolérance est encore trouble. Ayant lu quelques livres où ce thème est présent, j’avais des craintes vis-à-vis de ce roman. Pourquoi ? En général, le thème de l’homosexualité est assez mal traité dans la littérature, vagues de clichés, représentation caricaturée, poussée à l’excès et j’avais peur donc que ce roman en fasse de même. Non, les adolescents gays ne sont pas tous des personnes avec une forte corpulence, une voix efféminée et reluquant le moindre garçon qui passe dans son champ de vision avec des pensées obscènes. Est-ce que Becky Albertalli est aussi tombée dans ce cliché ? Verdict ?

Deux mots ; Non, et Alléluia.  L’auteure nous présente son personnage principal, Simon, comme un garçon normal, un adolescent comme vous et moi l’ayant été. Simon a deux sœurs, il est fan d’Harry Potter, fait du théâtre dans le club du lycée et il a une passion pour les Oréos comme la plupart des adolescents dans notre réalité. Le roman commence directement dans l’action, à savoir Martin, un camarade d’école qui a lu les mails échangés entre Simon et un personnage anonyme. On se posera ainsi plusieurs questions au cours du roman ; si Martin est-il réellement capable de révéler l’homosexualité de Simon ? Quelle est l’identité de ce mystérieux « Blue » avec qui converse Simon par mails ? Et enfin, comment gérer le secret de son homosexualité dans un cadre à tendance homophobe ?

 

En trois cent pages et donc trente-cinq chapitres, l’auteure arrive avec succès à traiter du thème principal sous de nombreux angles, les principaux et certains méconnus. Elle nous présente une vision assez réaliste et vraisemblable que ce soit pour les émotions ressenties par les personnages mais aussi pour le déroulement de l’intrigue et la gestion de Simon. On aura le droit aux réactions de ses amis, de son entourage, ses camarades et par les yeux de Simon (le roman étant écrit à la première personne), nous connaîtrons aussi ses suspicions face à l’identité de « Blue », doutant de plusieurs personnages masculins qui l’entourent. Au fil du roman, une véritable évolution est présente dans le personnage de Simon, il veut cacher à tout prix son orientation sexuelle jusqu’à décider de la révéler à son entourage, à commencer par ses amis dans une nuance calculée et réaliste. Des problèmes secondaires viendront s’ajouter au fil des chapitres. L’auteur veille à n’omettre aucun détail autour de  ce thème de l’homosexualité et du coming-out en l’exploitant sur tous les angles. Le roman est léger et se lit rapidement, moi-même étant un lecteur « lent », j’ai réussi à le lire entièrement en une journée. Les chapitres sont assez courts, alternés entre la vie de Simon au lit et ses mails échangés avec « Blue », on se dirige droit au but et on se débarrasse des détails futiles. Les réseaux sociaux, comme Tumblr, et quelques références de pop-culture seront insérés, tel Harry Potter ou encore Doctor Who, rendant Simon comme un personnage réaliste et non cliché. Comme vous pouvez vous en douter, les enjeux se dénoueront durant les dernières lignes du roman avec la découverte de cedit Blue, une révélation assez surprenante et bien jouée, mettant en jeu d’autres préjugés implicites. Petit bémol ; S’il est léger, le roman se veut l’être beaucoup trop par moment. En effet, le chantage de Martin n’est pas assez soutenu, on en vient même à se demander si le chantage et la pression qu’il exerce sont vraiment présents. L’atmosphère garde un trait trop innocent, pouvant parfois être impropre au monde du lycée. Une légèreté qui sera pourtant justifiée à bon escient par moment.

 

Note ; 7,50/10 – Un roman léger (trop, par moment) qui nous transporte dans une histoire où un adolescent doit gérer le secret de son homosexualité à travers une histoire d’amour née derrière un écran. Un thème traité à bon escient et réaliste.

L’avez-vous lu ? Qu’en avez-vous pensé ? Après cette critique, pensez-vous le lire ou y faire l’impasse ? Laissez votre avis 🙂 !

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Un commentaire sur “Livre #9 – Moi, Simon, 16 ans, Homo-Sapiens.

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